LE PROMENEUR SOLITAIRE

C’est toujours sous l’influence du « Promeneur Solitaire » que se forment mes promenades architecturales d’autant plus joyeuses qu’elles me permettent une lecture des sensations liées aux espaces parcourus, aux différents mouvements de montée et de descente, quand les perspectives fluent au gré de l’oeil accordé au pas du marcheur. J’écrivais il y a quelques temps, en réponse, au département qui gère les droits du Mucem à Marseille, quelques phrases sur ces déambulations:  » Ma photographie est un témoignage enthousiaste, une célébration de l’entreprise architecturale de M. Ricciotti et de la beauté déployée au regard du promeneur solitaire et inspiré. Lors de ma déambulation, comme en un ciel magnifique, sont venues ces perspectives que l’architecture met en scène, dévoile, ce qui me rend plus libre… promenade lactée en quoi le songe repose, où tout fait fait sens, où le pas du géomètre en dévidant l’espace, invite à parcourir le labyrinthe simplifié des sens pour amener petit à petit la vision, par la beauté du site rendu à lui même et donc en soi. Après cette promenade dont l’intérêt est un parcours, une lecture, du corps tout entier, dans le cours de celle ci, mes propres sentiments se modifient, je m’apaise comme à la fraîcheur de l’ombre en été sous un arbre, mon système se vide petit à petit à mesure que mes pas déclinent l’espace parcouru et que le tour est fait, que les sens ont été éblouis par tant d’intentions positives, que ce parcours reviendrait presque à celui de Thésée sortant du labyrinthe. Une forme de victoire où s’anoblit le promeneur exposé à l’architecture vivante. Je crois qu’il faut lire en soi ces éblouissements neigeux, ces épiphanies, et que le travail des « grands » architectes est précisément d’ écrire ces espaces porteurs de modernité et liés à une forme de libération de l’Homme actuel, sans cesse occupé à autre chose qu’à lui même; un mode psychologique est inscrit, issu sans doute du classicisme, mais ayant pris à la cheville, un autre harmonie conséquente et ouvrière, induisant une forme du secret fraternel également entre l’Architecte et l’Homme réalisé dont il porte in fine le projet. De même pour laFondation Louis Vuitton, le Musée des Beaux Arts de Dijon, La Cité Radieuse, les parcs et celui plus prestigieux du Château de Versailles, le Musée du Jeu de Paume, le Musée des Arts africains, la refonte du Musée Bourdel,  toute architecture faisant chemin vers un homme plus juste et plus centré, plus libre et plus fraternel, plus réalisé, en marche vers l’homme de Vitruve, quand Les le Notre, Nouvel, Potzempark, Gehry, Le Corbusier, Ricciotti, participent du mouvement fondamental ayant fondé les trois valeurs de la révolution française, Liberté, Egalité, Fraternité.

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