L’ensemble des reportages de ce site toutes catégories confondues fait état d’une Volonté, (et je l’espère) d’une Pertinence et d’une aptitude confirmées à produire des images justes.

Que ce soit ma production artistique avec de grandes compositions sur maints sujets issus de mon environnement personnel – Voyages, Portraits, Nus, Grands Paysages à la Hockney- ou que ce soient des commandes réalisées pour le compte des grandes Maisons de couture et de Prêt à Porter de luxe, d’une action Corporate, de beaux appartements en décoration, une Architecture classique ou moderne, des voyages tant à l’étranger qu’en Régions, une action particulière du regard – entre en résonance avec son sujet pour rendre compte d’un Être Là et se saisir du Monde.

Journaliste et fondateur d’organes de presse, mais aussi analyste du journalisme, collaborateur vedette de la «littérature panoramique», Balzac vit et traduit le monde moderne au rythme de l’actualité, selon diverses longueurs d’ondes. Le roman balzacien va ainsi devenir progressivement une oeuvre-monde…

Il n’est pas question ici de fausse objectivité, de fausses distances, de subjectivités délirantes, d’interprétations fantasques, de recours systématiques à une forme pré-établie de représentation, formellement de chromies diaphanes édulcorées, signature constante de toute une école de photographes, de discours poreux sur la narration documentée ou le projet documentaire qui m’apparaissent trop souvent comme des supercheries ou, pire, comme des simulacres, des succédanés,  un appauvrissement du discours visuel  (comme je le vois si souvent),  mais d’une présence actée et active au creux des événements, d’une expression la plus libre possible pour servir les buts avérés des éditions ou d’une communication inspirée, sans pour autant satisfaire aux systématiques rassurantes.

Il y a dans chaque événement, chaque paysage, chaque portrait, chaque métier, une volonté qui fait sens, c’est au photographe, graphe de ce monde, de servir ce texte inspiré et d’en dégager l’axe prioritaire pour produire une image qui ne soit pas seulement techniquement « propre » mais qui soit active et réfléchissante, humaine, entre contextualités avérées et portées du regard, une image juste et non pas, à parodier JL. Godard, juste une image… C’est en acteur de ce regard que le photographe peut opérer dans les méandres des apparences pour les traverser, défaire l’illusionnisme ambiant, (certaines des idéologies de la représentation bien établies et « politiquement correctes ») se situer au centre de son propos, au creux du temps, sans se soustraire aux responsabilités qui sont les siennes, mais en forgeant ce temps particulier si singulier de la Présence et de son relevé… inscrire sa photographie dans l’époque.