L’ensemble des reportages de ce site toutes catégories confondues fait état d’une Volonté, (et je l’espère) d’une pertinence et d’une aptitude confirmées à produire des images justes.

Que ce soit ma production artistique avec de grandes compositions sur maints sujets issus de mon environnement personnel – Voyages, Portraits, Nus, Grands Paysages à la Hockney- ou que ce soient des commandes réalisées pour le compte des grandes Maisons de couture et de Prêt à Porter de luxe, d’une action Corporate, de beaux appartements en décoration, une Architecture classique ou moderne, des voyages tant à l’étranger qu’en Régions, une action particulière du regard – entre en résonance avec son sujet pour rendre compte d’un Être Là et se saisir du Monde.

Il n’est pas question ici de fausse objectivité, de fausses distances, de subjectivités délirantes, de recours systématiques à une idéologie d’école, formellement, de chromies diaphanes édulcorées, signature constante de toute une photographie, de discours poreux sur la narration documentée ou le projet documentaire qui m’apparaissent trop souvent comme des supercheries et un appauvrissement du discours visuel  (comme je le vois si souvent),  mais d’une présence actée et active au creux des événements, d’une expression la plus concertée et la plus libre possible pour servir les buts avérés de la communication et des éditions inspirées, en étroite relation avec les identités concernées, pour les mettre en scène adroitement, pour en sertir les fondements et en extraire un « matériel visuel » proprement authentique.

Il y a dans chaque événement, chaque paysage, chaque portrait, chaque métier, une volonté qui fait sens, c’est au photographe, graphe de ce monde, de servir ce texte inspiré et d’en dégager l’axe prioritaire pour produire une image qui ne soit pas seulement techniquement « propre » mais qui soit active et réfléchissante, humaine, entre contextualités avérées et portées du regard, une image juste et non pas, à parodier JL. Godard, juste une image… C’est en acteur de ce regard que le photographe peut opérer dans les méandres des apparences, pour les traverser, défaire l’illusionnisme ambiant, (certaines des idéologies de la représentation bien établies et « politiquement correctes ») se situer au centre de son propos, au creux du temps, sans se soustraire aux responsabilités qui sont les siennes, mais en forgeant ce temps particulier si singulier de la Présence et de son relevé… inscrire sa photographie dans l’époque.

Ce qui m’apparait à l’opposé de la pratique sociale générale de « juste une image » et de l’inflation constante du constat plat et de la pensée courte, dans le meilleur des cas, de toute une production, s’appliquant à tous les champs de la commande, comme aux magazines. Voir la piètre qualité des instagrammeurs, l’inanité de beaucoup de productions visuelles, notamment dans les magazines électroniques de mode… Il n’ y a plus de photographie, seulement des ersatzs, sujets décadrés, chromies automatiques déprimantes, platitudes générales pour faire fonction. Le diktat du plus grand nombre de clicks semble avoir eu raison du regard de l’époque et de l’esthétique des « Marques ». Apalling!!! 

Revenir à la Beauté du monde, l’Intelligence et l’Harmonie fondées sur l’Identité, la « vraie » nature de l’événement dans ses déroulés, l’application en toute chose... (et le Jeu de la Mise en scène, si nécessaire) en PHOTOGRAPHE.  Il n’ y a Rien de mieux qu’ une excellente photographie en matière de Communication, parce qu’elle rassemble toutes les valeurs positives et les traduit Idéalement dans une esthétique propre, qui peut se comprendre par tous, universalité du regard quand il est si singulier…