J’ai réalisé les portraits des trois grands dirigeants de la société SVP, SVP Directoire et du directeur de la communication.
Cette intervention comportait deux phases, l’une en studio, l’autre in situ, dans leurs bureaux.
Assez embarrassé par le studio, qui demande une certaine assurance, voire de jouer une forme de séduction, de jeu, dans la représentation de la fonction qui, est, à ce moment, incarnée par l’homme, avec ses qualités et ses défauts, sans que cette situation ne soit sur-jouée, (pour les politiques l’exercice est toujours convenu…) qu’une certaine présence reste effective et accorte. Si certains directeirs sont rompus à l’exercice, voire beaucoup trop, les masques entrent en jeu, il devient alors difficile de rentre compte d’une forme de naturalité de la personne et du personnage, sans essayer de le saisir, le photographier au débotté; d’autres, moins exposés, n’aimant pas se faire photographier, ayant un problème avec leur image, se montrent difficiles à photographier, au pire dans un rejet panique de l’exercice…Ils ne sont pas photographiables à ce moment. alors là, branle bas de combat, il faut un vrai savoir faire psychologique dans ces cas là, pour contourner les défenses et du temps à consacrer pour que le portrait institutionnel, corporate, soit également un portrait de la personnalité de celui-ci ou de celle-ci….dans un registre ou il faut rendre agréable ces difficultés en jouant sur la lumière, le profil, la pose, et que les valeurs du visage, du corps soient assez relachées pour être agréables a première vue… Afin que les portraits produits puissent servir une communication large, l’image de la société et de ses acteurs, une direction artistique est nécessaire sous forme d’une définition de l’image à obtenir, de ses valeurs de ses codes dans une préparation psychologique certaine pour certains des acteurs réfractaires. Cette naturalité n’est pas spontanée, elle se construit, s’accouche au fil des prises de vues, faisant partie du narratif visuel dont l’ objectif est de présenter au mieux les personnalités dirigeantes des sociétés, ici, exercice réussi avec SVP Directoire.
Pour SVP Directoire, il était judicieux de réaliser ces portraits de deux façons différentes, tout d’abord en Studio, fond blanc, flash, exercice redoutable pour l’un des directeurs…
….puis en ambiance, lumière naturelle, avec plus de proximité, d’échanges, de mise en scène soft, afin que, rassurés par leur cadre de travail, dans leur bureau, en quelques sortes « chez eux », une certaine ambiance puisse ‘imposer une certaine « détente » à la place d’une anxiété et de tensions, que la camera enregistre systématiquement. Tout se voit, tout se lit, immédiatement dans et par la photographie.
TOUT se voit et se perçoit dans un portrait, le corps, l’attitude, le regard, les mains, la fatigue, la tristesse, l’absence, ou au contraire, la sureté, l’affabilité, la présence, la séduction, l’assurance …Tout se voit de la tension de la personne, des masques sociaux, ou au contraire d’une certaine naturalité de la personne, sa faconde, sa personnalité extravertie, très enjouée, présente, sans artifice… d’où le fait de « travailler » la relation avec les personnes en question. NO stress is so complicated…time to time.
Ce qui peut prendre plus ou moins de temps, selon, l’humeur, la fatigue, la disponibilité, la présence et le résultat envisagé. De plus des temps de post-productions plus ou moins complexes sont à prévoir et à budgéter pour que certains défauts, cernes, peaux, boutons, plis vêtements, cheveux, détails, etc… soient atténués, voire gommés, sans que pour autant, la retouche ne prenne le pas sur la « vérité » du portrait….et que celui-ci ne soit pas un visage « lavé » type beauté mode…
Ce qui a peu à voir avec les portraits réalisés sur rendez-vous pour la presse, Libération par exemple, le « deal » n’est pas le même. la fonction vérité est détournée par celel du personnage qui a déjà son image….et qui, pour les politiques sont rompus à l’exercice sachant jouer la partie dans ce registre, quand ils sont au dessus de la photographie et de la presse…













