BÈZE

BEZE est un petit village bourguignon à mi-distance de Dijon Gray par Fontaine-Française. Ila un charme tout particulier qui est celui des maisons et autres architectures médiévales. On y respire l’histoire surtout en cette promenade d’hiver, tout début Janvier, alors que le givre et la neige étaient accompagnées de températures négatives et que le ciel, en cette fin d’après-midi se chargeait de neige.

Le village existait déjà dans l’Antiquité puisque son nom vient du Celte BEZW ou BEDW qui signifie « rivière à sa source » . En effet, le bourg s’est construit près de la résurgence de la BEZE, dont il porte le nom, l’une des plus importantes de France après la Fontaine de Vaucluse. Mais l’histoire de BEZE est surtout connue depuis qu’un duc mérovingien y créa un monastère, sous la règle de Saint-Colomban, en 630. Il en reste une belle façade gothique (classée) sur la place du bourg. Peu de monastères peuvent bénéficier de la conservation d’une chronique et, en même temps, d’archives aussi riches. Jusqu’au Xème siècle, l’abbaye est régulièrement pillée et détruite par les invasions. La règle de Saint-Benoît y est retenue à partir de 826. Situé aux confins de la seigneurie temporelle des évêques de Langres, du duché de Bourgogne, de la Franche-Comté, le monastère sert de lieu de rencontre aux princes féodaux lorsque ceux-ci cherchent à régler pacifiquement leurs litiges, conférant à l’abbaye le prestige d’un lieu de paix.

BEZE, sous la protection de l’évêque de Langres, est de ce fait en la garde du roi de France. En pleine guerre de 100 ans, l’abbé Simon de Torcenay (1423 – 1444) crée les forges de BEZE et transforme l’abbaye en abbaye-forteresse dont il nous reste deux tours. C’est sur elles que les sergents du bailli de Sens viennent apposer les panonceaux fleurdelisés. BEZE est un de ces petits centres d’où rayonne l’action de la royauté capétienne, une de ces « enclaves » dont Philippe le Bon et Charles le Téméraire ne pourront venir à bout, en dépit de la proximité de Dijon.

Encore en pleine gloire, l’abbaye reçoit le roi François Ier et son imposante suite qui se rendaient à Is-sur-Tille où ils séjourneront du 2 au 13 octobre 1535. De ce début du XVIème siècle au début du XVIIIème siècle l’abbaye, progressivement, perd de son importance. La mauvaise gestion des abbés commendataires et les guerres de religion y sont pour beaucoup. Et, en 1636, dans le cadre de la guerre de 30 ans, le destin de la région devient tragique : les Comtois, les Impériaux, les Suédois, les Français rivalisent de pillages et de destructions dans les vallées de la BEZE, de la Tille, de la Vingeanne … En 1662, les moines adoptent la règle de la Congrégation de Saint-Maur.

 

L’élégant lavoir des Sœurs, les bâtiments actuels de l’abbaye, sont de ce début du XVIIIème siècle. Là, se tenait notamment la bibliothèque monastique qui possédait 4175 volumes lors de l’inventaire fait en 1790 par les officiers municipaux de BEZE. L’abbaye disposait ainsi d’un outil culturel supérieur à celui d’une grande partie des élites locales ou provinciales.

Peu avant la Révolution, les moines verront un curé fort actif battre en brèche leurs droits seigneuriaux et se faire l’instrument des revendications nouvelles d’un clergé paroissial hostile aux réguliers. Ce curé fera reconstruire l’église paroissiale (1768 – 1770), incendiée lors du passage de Gallas, et sera le premier magistrat de BEZE à la Révolution. La commune devient chef-lieu de canton dans le district d’Is-sur-Tille.

la suite sur. : https://www.beze.fr/tourisme-beze/histoire-et-patrimoine/petit-village-grande-histoire

 

 

favicon BÈZE