l’Architecture du Patrimoine de Sceaux

l’Architecture du Patrimoine de Sceaux

L’Architecture du Patrimoine de Sceaux (92)

Dans le cadre du diagnostic de l’Aire de Valorisation de l’Architecture et du Patrimoine (A.V.A.P.) de Sceaux, le territoire de l’ensemble de la commune a été visité, photographié et analysé avec un regard mettant en évidence la richesse historique et patrimoniale des lieux.

Le lotissement du parc de Sceaux, sorte de ‘cité-jardin’ sans en être une exactement, est particulièrement intéressant et a fait l’objet d’une analyse architecturale, urbaine et paysagère, illustrée de plans et de photographies.

L’étude réalisée a distingué deux approches : une approche environnementale et une approche architecturale et patrimoniale. Le contexte naturel et géographique initial, les caractéristiques des constructions, ainsi que l’organisation du parcellaire et du réseau des voies de communication, au travers des évolutions historiques, sont autant d’éléments qui permettent de dégager l’identité et le génie d’un lieu.

Le lotissement du parc de Sceaux, dans un contexte urbain, témoigne d’une identité forte et originale.

Comment l’espace privé et l’espace de l’en commun offrent un ‘savoir-habiter’

Le lotissement du parc de Sceaux est un lieu riche et rare : il s’intègre à la fois à son environnement, à la ville historique, au site géographique qui lui sert d’assise et il admet le passage d’infrastructures – liées aux voies ferrées – et un réseau de voies automobiles dont il tire parti avec ingéniosité et élégance.

Le lotissement du parc de Sceaux est créé dans les années 1920-30 sur la base d’une composition urbaine préalable imposé, établie à partir de tracés géométriques. Cependant, la liberté individuelle (à l’échelle de la propriété parcellaire) ainsi que l’inventivité qui en découle seront préservés. Des architectures, aussi diverses qu’innovantes surgiront au fil des années jusqu’à la fin du XXème siècle.

A la liberté individuelle préservée répond une vision collective d’un ‘vivre ensemble’, qui s’appuie sur une (forme) de solidarité à travers la mise en place d’un règlement de co-propriété, à l’échelle du lotissement.

La relation entre habitants et gens de métier au cœur de la richesse patrimoniale du lotissement.

Le ‘modèle’ d’organisation urbaine du lotissement du parc de Sceaux est rare et mérite l’attention. Il peut être particulièrement en adéquation avec les attentes économiques, sociales, culturelles et écologiques qui sont celles d’un développement durable au XXIème siècle.

Créé au XXème siècle, articulé avec une ville médiévale et un parc classique du XVIIème siècle, intégrant des infrastructures de transport collectif et les contraintes liées au mode de transport automobile individuel, le lotissement du parc de Sceaux constitue un remarquable condensé de patrimoines peu étudiés jusqu’à aujourd’hui.

la protection et l’évolution du lotissement du parc de Sceaux

Il serait souhaitable d’envisager la protection et l’évolution du lotissement du parc de Sceaux, de sa richesse patrimoniale aussi bien architecturale qu’urbaine et paysagère.

Il serait utile d’identifier les savoir-habiter (savoir-être/savoir-communiquer/savoir-partager) et les savoir-faire (savoir-composer/ savoir-choisir/ savoir-bâtir) spécifiques au lieu à travers une étude sous deux angles/questions : que sont précisément ces métiers – de l’aménagement et de la construction – et quelle est la nature profonde des relations humaines – de pouvoir, de solidarité, de confiance, de respect, … – entre habitants et ‘gens de métier’ ?

Le lotissement, à l’identité forte et géographiquement très circonscrit, est aussi implanté à cheval sur deux communes, Sceaux et Antony : une particularité originale qui pose une question délicate en termes de vision politique et de gestion règlementaire’.

PROPOSITIONS

Nous souhaiterions ainsi élaborer dans un premier temps une publication dans laquelle seraient exposés ces ‘savoir-habiter’ propres au lotissement du parc de Sceaux. Notre mission serait d’illustrer ce propos et de mettre en lumière les relations humaines et culturelles qui ont conduit à cet état des lieux, à travers des documents issus des archives ( pour exemple, façade aquarellée des permis de construire de l’époque) et des photographies contemporaines des lieux. Cette partie historique, analytique constituerait le corps principal de la publication numéro 1 ” le temps du voir et du comprendre”.

Une seconde publication pourrait concerner la préhension d’idées originales pour concevoir et encadrer les évolutions possibles du lotissement.

Séverine Queuille, Architecte du patrimoine DPLG-AP.

Etude & maîtrise d’oeuvre
Architecture Patrimoine Urbanisme Paysage
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