Le noir est ainsi devenu une matrice à la place d’un néant et, c’est précisément dans ce renversement que, le projet photographique peut dimensionner ce qui n’avait encore ni dimensions ni existence ; juste l’idée d’une préexistence…
Le noir est ainsi devenu une matrice à la place d’un néant et, c’est précisément dans ce renversement que, le projet photographique peut dimensionner ce qui n’avait encore ni dimensions ni existence ; juste l’idée d’une préexistence…
Le merveilleux ici se fait des sensations des poils et des peaux, des fourrures, des crocs, des feulements et des grognements, des caresses, de tout ce qui est sens. une grand quiétude illumine les yeux des personnages de ce conte shamanique où tout est juste, à sa place, dans une simplicité auréolée de joies, d’une vie indivise et pleine de l’esprit…
Avec plus de 4500 photographes, soit les deux tiers de ses membres, la SAIF est la structure qui représente le plus d’artistes photographes. Mais à quoi sert cet organisme de gestion collective ?
Son action est de percevoir et de collecter un certain nombre de droits d’auteurs pour les adhérents. Parmi lesquels, les droits collectifs de copie privée.
Marchant contre l’oubli, dans une célébration discrète, Flore a retrouvé l’Impressionnisme, coeur de sa photographie. Elle fait joindre ainsi l’orphisme de la lumière qui essentialise, qui s’égraine dans une vision qui fait photographie, ce temps suspendu où tout apparaît léger, joyeusement triste, renouveau, pur et intègre, proche de cette paix de l’aurore où un soleil magistral redonne vie à la vie.
Linda Tuloup, dont le nom enchante, un plaisir qui s’enroule sur lui-même, glisse de la bouche à la main, s’éprend des beaux seins gonflés qui se donnent ici sans retenue, dans la jovialité de l’instant, dans toute la Nature traversée, habillée puis nue, chant, hymne au doux visage, temps choyé, temps ployé aux rimes de ce curieux ouvrage qui s’ouvre si naturellement aux propositions d’un rêve des sens.
DESMEMORIA Pierre Élie de Pibrac DESMEMORIA Pierre Elie De Pibrac à l’espace Dupon-Phidap, jusqu’à mi Janvier…. DESMEMORIA Pierre.
Chantal Colleu-Dumond a réuni pour cette troisième édition deux types de travaux, ceux qui prennent la Loire comme source d’inspiration majeure dans trois types de voyages, immobile et cinématographique avec l’artiste américain Jeffrey Blondes, photographique, plastique et formel avec Manolo Chrétien, photographique et animiste avec Henry Roy. Trois autres expositions s’ouvrent sur d’autres voyages plus lointains, mais est-ce si sur, tant la permanence de leur écriture propre procède de la même énonciation curieuse et envoutante, là où se découvrent les pans du réel et s’approche la création. Ces Voyages en Corée, au Soudan, au Mexique, ne sont ils pas aussi un flux d’espace-temps dans un écoulement maitrisé du monde comme une pénétration de l’oeil ouvert sur cette photographie qui rend compte et qui énonce. Un même esprit s’empare du monde et fait voyage, c’est à dire raconte, discerne, met en images.
Hors de leur chrysalide, papillons issus de la métamorphose, aptes à enchanter ce jour, nous les voyons de ce premier regard, libres, voler comme des lucioles, tout autour de nos têtes, comme un message beau et improbable issu du temps même. Ils enchantent… car en ces preuves rapportées du réel se loge le rêve de nos propres mutations, ces avenirs où bruit la lumière dans son organicité et son chant plein.
Nicolas inscrit dans la peau de Deauville ces référents, produit une fiction réelle et fantasmée, occupe le terrain et s’amuse à brouiller les pistes, ce qui rend l’objet de sa création excitant intellectuellement, ouvert aux possibles, à l’étrangeté.
Le procès du temps est constamment questionné en Deauville par son festival, temps de la mémoire, du souvenir creusé par le cinéma, du lieu où se forgent de nouvelles mythologies, de nouveaux reflets; il y a là quelque chose d’un Holly Wood renaissant, une forme de fabrique wharolienne du rêve de Deauville comme une conquête des territoires futurs toujours en projection… c’est ce qui rend le festival , humainement assez poignant, brûlant presque…..et lui confère cette énergie pionnière victorieuse, comme une soif inextinguible; une passion dévore la ville et l’accorde, autant en cette folie de photographies qu’en cette passion du succès.