REPORTAGES PHOTO VOYAGES

REPORTAGES PHOTO VOYAGES

CARTOGRAPHIER

Mes reportages photo voyages, problématique: Il faut bien sur partir, et partir loin, fuir le quotidien, voir le monde, se laisser séduire par les tropiques et les équateurs, les voyages au long cours, comme également par l’Europe faire un grand détour. PARTIR POUR MIEUX REVENIR, et voyager à nouveau mais en soi. Il est des voyages immobiles comme des voyageurs immobiles, ce qui voyage en soi et par la main et l’oeil et le coeur du photographe fait alors sens et passe le champ aveugle que toute une imagerie voudrait combler. Ce voyage au centre de sa terre, à la découverte du point nodal est un voyage invisible et secret, sa découverte est aussi importante que celle d’autrefois qui changeait les climats, les langues et les villes, à la découverte de quelques aventures à la Poe, à la Boyle… comme le Point G..., le Gamma même de soi, vers l’irradiation des notions qui font sens, alors dans ce retour d’Ulysse en son Ithaque, les mémoires deviennent cette écriture du temps actuel, afin de refaire son chemin, cartographier la ville pour inventorier ce qui bouge…vivre encore le rêve majeur, s’éprendre des formes, des sons et des couleurs, revenir à l‘alphabet secret qui sous tend le vivant, relativement invisible et pourtant si prégnant…

Voir au delà des apparences

Voir au delà des apparences, accorder sa vue à la vision du songe, battre la campagne et pouvoir encore s’émouvoir, se mouvoir, entre-voir, perce-voir, voir au delà du regard ce qui se meut dans l ‘ indistinction du programme livré dans le champ social du voir, être ce Persée navigant vers sa Toison d’Or où rit le songe d’une nuit d’été, alors que les vents contraires se sont mis à souffler en cette fin de monde et que se programme l’absolue dé-personification de tout un chacun, ramené à la promesse de l’aube, la naissance du jour, au pépiement de l’heure. Tout cela est systématiquement présent dans toute prise d’images, dans toute tentative d’immersion, de compréhension de ce qui nous entoure, de tentative d’éclaircissement(s) et de retour du monde en soi et pour soi; égoïste bien compris, le photographe n’a de cesse d’écrire sur la surface sensible de son être là, cette co-naissance au monde et du monde et de relever le temps, de s’y couler. Opération largement méta-physique, du côté de l’éblouissement neigeux, de l’ écriture blanche (Blanchot) aux mains négatives (Man Ray, Duras), de l’héritage herméneutique au pas de l’ âne d’or (Apulée) quand les écritures se croisent et que les sens plus que jamais habilitent l’expérience précise du voir, pour mieux voyager, mieux se déplacer, percevoir plus largement et donc partager, donner, vérifier que l’Humain n’a pas disparu au profit de toute cette technologie appauvrissante, ne proposant au final à travers ses services que faux semblants et irradiation des égos, sans que rien ne soit dit de ce soi voyageant de Delhi à New York, d’Istanbul à Vienne, de Djenné à Kyoto… C’est alors que le temps s’anamorphose et dilue les fausses perpectives et que s’anime mystérieusement ce qui échappe, la joie d’être au coeur du processus de création en Harmonie. ces reportages photo voyages n’en sont que traces….