Lors de l’ouverture de la neuvième édition du Festival parisien Circulation(s) dédié à la jeune photographie européenne, notre critique Pascal Therme a interrogé le photographe franco-britannique Ed Alcock qui présente et commente sa série sur le brexit intitulée Home sweet home, exposée au CENTQUATRE jusqu’au 30 juin. 2019

Cet projet a débuté le 24 juin 2016, au lendemain du référendum sur la sortie du Royaume Uni de l’Union Européenne. Je suis retourné en Angleterre, dans mon pays d’origine, pour interroger les gens qui vivent loin des grandes villes. La série est composée de portraits, et de photographies documentaires juxtaposées avec un manuel scolaire édité au début des années 50. Il était destiné aux collégiens français pour apprendre la langue et faire connaître l’Angleterre. “Collection England” est sorti au moment de la création de l’Union européenne, et c’est ce qui créé un parallèle intéressant entre la vision française du pays à cette époque et la mienne plus de 65 ans après…

Seuls les mots dansent autre versus de Dead can dance, dans l’approche d’une forme de mixité entre présent des portraits anglais et leur juxtaposition sur le petit livre rouge de la collection England, années 60, censé apprendre the british culture, to the french people, une forme d’installation et de de possible raccourcis de l’histoire pour évoquer le Brexit, où sont passées nos petits anglais?…. L’exposition à la contre culture rock des années 60 et 70 de plusieurs générations a plus fait pour la langue anglaise que ce petit précis linguistique, alors que London was the place to be and to shop records, jeans, pull over, shoes, guitars. Sex Pistols, Rolling Stones, et bien sur Beattlemania, bien avant que les Yes, Genesis ne viennent enflammer les charts… et puis les Monty Pythons…. Pourquoi le photographe n a t il pas construit son propos autour de ces influences majeures et populaires, c’est sans doute qu’ Ed retrace une partie de sa propre histoire, préférant solliciter le lien auto-biographique dans cette installation, tendance très actuelle d’une forme de narration subtile et en fait une sorte de précis poétique lié à son éducation …..Et les morts dansent-ils toujours, de ce côté ci du Channel et de l’autre? 

ed-alcock1 ED ALCOCK À CIRCULATIONS ART PHOTOGRAPHIE

Dans la série « Home sweet home », initiée par le Brexit, Ed Alcock engage une profonde réflexion sur sa mutation identitaire et celle de son pays d’origine, le Royaume-Uni. Il interroge le sentiment d’appartenance à une nation, celle que l’on appelle “Home”. Alors que l’Europe efface l’une de ses étoiles jaunes sur son drapeau, il observe son pays d’un œil à la fois tendre, ironique et désabusé, comme une façon de lui dire adieu. Se sentant exclu par un pays de plus en plus replié sur lui-même, le photographe a récemment obtenu la nationalité française.

Ed Alcock est un photographe franco-britannique né en 1974. Il vit à Paris depuis dix-huit ans. Membre de l’agence Myop, il travaille pour la presse internationale. Ses photographies explorent l’intime et la famille. En 2013, il publie Hobbledehoy avec l’écrivain Emmanuel Carrère.
http://edalcock.myop.fr/

À LIRE
Circulation(s) 2019 : Entretien avec François Cheval “Nous somme des passeurs au service du festival”

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Ericka Weidmann
9 lives magazine
Le quotidien du monde de l’image
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