JULIE GLASSBERG À HOULGATE

LE FESTIVAL PHOTOGRAPHIQUE LES FEMMES S’EXPOSENT A CHOISI DE PRÉSENTER LE TRAVIL DE LA PORTRAITISTE

JULIE GLASSBERG À HOULGATE

Hier, nous vous présentions le travail d’Irène Jonas, invitée d’honneur de cette 4ème édition du festival Les Femmes s’exposent qui vient d’être inaugurée à Houlgate. Notre critique, Pascal Therme est parti à la rencontre de la photographe documentaire Julie Glassberg qui présente sa série de portraits “Célèbres inconnus”, et dont est issu le visuel qui a été choisi pour le festival de cette année.

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Julie Glassberg à Houlgate, juin 2021 © Pascal Therme

« Pour moi la sensibilité et la façon de photographier ont à voir avec le vécu, les connaissances et la personnalité de la personne, et non avec son genre. C’est bien dommage que les femmes soient sous-représentées dans le métier – les femmes de talent ne manquent pas pourtant. Et même si ce Festival est vraiment nécessaire actuellement pour provoquer une prise de conscience qui semble trop tarder, j’attends vivement le jour où ce ne sera plus le cas. »

Après quatre années à étudier les arts graphiques, Julie Glassberg franchit l’Atlantique pour étudier la photographie documentaire à l’International Center of Photography (ICP), à New York. Depuis, elle collabore régulièrement avec la presse internationale. La photographie est, comme elle le dit, un laissez-passer pour des univers qu’elle n’aurait jamais pu voir autrement. Dans cette série Célèbres inconnus, elle nous montre une galerie de portraits : “je viens du documentaire et du reportage, mais depuis toujours, je passe beaucoup de temps sur les portraits. Dans le cadre du reportage, en plus d’apporter des informations complémentaires, on lie une relation plus privilégiée avec la personne photographiée“. Lors de ses prises de vue, elle recherche une situation intimiste, loin de toute distraction, et cherchant la frontière entre réalité et fiction “quand je travaille pour un reportage journalistique, j’aime retrouver des ambiances cinématographiques qui peuvent laisser penser que c’est de la fiction, alors que ce n’est pas du tout le cas. Et à l’inverse quand je fais des portraits plus corporate, j’essaye de recréer un moment d’authenticité avec la personne, et ce sont des choses qui sont plus faciles à obtenir avec des personnes qui ne sont pas célèbres.” Cet entretien est notamment l’occasion d’évoquer plusieurs portraits notamment celui d’Adèle Haenel, commandé par le New York Times, réalisé l’an passé, et celui de cet inconnu choisi pour faire l’affiche du festival Les Femmes s’exposent, dont l’esthétique s’inspire directement de la culture cinématographique. Cette photographie est issue d’une série plus large réalisée lorsque Julie Glassberg vivait à New York, et qu’elle tirait le portrait d’un·e inconnue singulière ou extravagante. Tony, une icône du disco et habitué de Coney Island, “et c’est au moment où je l’ai vu réajuster son col, que j’ai déclenché“. Qu’il·elles soient célèbres ou inconnu·es, Julie Glassberg ne fait pas de distinction et s’investit photographiquement de la même façon

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